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SAWARA

Le Cuiseur de Neoma : Une révolution écologique dans les cuisines africaines

La dépendance au bois-énergie au Sénégal est très importante, si bien qu’aujourd’hui encore, 65% de la population sénégalaise utilise du bois pour la cuisson (85% en zone rurale).

Cela pose des problèmes :

- Environnementaux : (déforestation, désertification, progression du Sahel). En une génération, 67% de la forêt Sénégalaise a disparu.

Sanitaires : (problèmes respiratoires liés à l’inhalation de fumées toxiques qui se dégagent de la combustion incomplète du bois).

- Économiques : les femmes sont occupées à la collecte du bois et à la cuisine plutôt qu’à des activités génératrices de revenus. Actuellement au Nord du Sénégal (région de Saint-Louis), les femmes doivent parcourir chaque jour, en moyenne, 10km pour aller chercher le bois nécessaire pour cuisiner. Elles consomment 10 à 12 kilos de bois par jour et consacrent plus de 6 heures par jour à la cuisine.

Afin de garantir la meilleure réponse, il était nécessaire :

  • De disposer d’un cuiseur efficace permettant une combustion fermée (double combustion avec gazéification de la biomasse) et la projection de l’ensemble de la chaleur produite vers la casserole,

  • D’utiliser un biocombustible réalisé à partir de biomasse présente localement, peu onéreux et facile à produire qui remplace avantageusement l’utilisation du bois,

  • De faire appel à une technologie simple (low tech) pouvant être mise en oeuvre à faible coût sur place.

Dans le cadre de la conception de notre cuiseur, nous avons collaboré avec Planète Bois, association spécialisée dans ce type de développement, et 3 étudiants en troisième année de licence Physique Chimie Astrophysique Météorologie et Énergie de l’Université P. Sabatier à Tarbes dans le cadre d’un projet tutoré.

Tous les prototypes ont été réalisés par 5 lycéens en dernière année de Bac Professionnel en Chaudronnerie au Lycée Ferdinand Buisson d’Elbeuf.

Le combustible retenu est un mélange de déchets végétaux transformés en granulés. Les déchets sont issus de coques d’arachide et/ou de Typha, plante invasive des bords du fleuve Sénégal qui a entrainé une désoxygénation de 70% du fleuve et éradiqué la plupart des poissons qu’on y trouvait. L’accès à cette plante est gratuit. Une fois récoltée, elle sèche en 4 jours et possède un rendement énergétique élevé.

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Nous avons identifié 10 familles dans le village de M’Bambara, à 10 kms de Saint-Louis du Sénégal. Dans ce village composé d’une centaine de familles, 90 d’entre elles cuisinent tous les jours, trois fois par jour, avec un feu trois-pierres, les 10 autres, plus aisées, utilisent le gaz, plus coûteux.

 

Nous fournirons à chaque famille un cuiseur ainsi que 3 kilos de granulés par jour et ce pendant 8 mois.

Le financement a pour objet de permettre la fabrication des 10 cuiseurs ainsi que la fabrication et la distribution du combustible.

Une fois cette étude de six mois terminée, les transformations nécessaires seront si besoin apportées au cuiseur et nous pourrons passer à la phase d’industrialisation.

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